Découvrez nos autres vins disponibles dans la catégorie Guiraud

Ce premier cru classé de Sauternes appartient aujourd'hui à quatre copropriétaires : Robert Peugeot, Olivier Bernard (domaine de Chevalier), Stephan von Neipperg (château Canon-la-Gaffelière) et Xavier Planty. Sous l'adroite direction de Xavier Planty, le cru offre depuis de nombreux millésimes un parfait exemple de grand sauternes moderne, rôti, très ouvert dès ses premières années et qui a énormément gagné en finesse et en minéralité. La viticulture y est particulièrement soignée, Guiraud a d'ailleurs été le premier des premiers crus classés de 1855 à bénéficier de la labellisation bio, en 2011. Le domaine parvient, avec énormément de volonté, à respecter le développement naturel de la pourriture noble. La vinification, quant à elle, se refuse à la moindre chaptalisation, comme cela devrait d'ailleurs être le cas pour tous les crus classés – cause pour laquelle milite ardemment Xavier Planty. Le château produit également, sur des terroirs non-classés en Sauternes, en appellation Bordeaux, un important volume d'un vin blanc sec à boire dans sa prime jeunesse.
C'est en y pénétrant que l'on comprend un peu Guiraud ; tout y est simple, efficient, rigoureux, presque austère. Mais le verre en main tout s'éclaire. Le monde des arômes nous emporte : senteurs de fleurs blanches, acacia, aubépine, lys et tubéreuse. Puis viennent des notes de sous bois frais, de mousse de chêne, d'épices, de poivre blanc frais moulu, de thé noir, de safran très léger qui nous interpellent. La magie de la pourriture noble opère ; le vin développe lentement ses arômes. Les deux gammes aromatiques se mêlent et s'entrecroisent.
Les arômes fruités se joignent à celui plus sauvage du Botrytis en prenant des notes de fruits confits. La bouche est toujours pleine, elle donne une impression tactile très veloutée, enrobant. Les arômes explosent au contact de la langue, on veut retenir le vin mais le corps l'appelle et on l'avale. La finale est toujours fraîche dans les vins de Guiraud, la liqueur y est fondue, une fraîche acidité, finement amère, conclut la dégustation. Et tout à coup les fragrances du début reviennent en rétro-olfaction et l'on garde longtemps le plaisir du vin, très longtemps. Guiraud enfin se comprend ; tout est dans le plaisir ressenti, tout est ici tendu vers ce seul but : faire chaque année le plus grand vin possible pour la plus grande jouissance des amateurs du monde.