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Haut Bailly 1989

cru classé Pessac-Léognan, Bordeaux rouge

Haut Bailly 1989 cru classé Pessac-Léognan, Bordeaux rouge
  • Couleur : rouge
  • Flaconnage : Bouteille

114,00 € TTC | HT

Bouteille

Quantité : 6

Quantité Prix total
114,00 € TTC

Notations
Robert Parker
Noté 89/100

Wine Spectator
Noté 92/100

Jean Marc Quarin
Noté 91/100

Notation Quarin

Noté 16 en 2002-06 en bouteille chez un particulier
Rouge sombre. Intensité moyenne à bonne. Légère évolution, moins que La Mission Haut Brion. Net. Intensité moyenne. Discret. Fruité. Boisé. Assez boisé (Baron). Le bois saisit le palais dès l'entrée en bouche et ne le quitte plus, malgré le retour du fruit.

Notation RobertParker.com

Wine Advocate #109
Feb 1997
Robert Parker 89
Drink: 1997 - 2009


Haut-Bailly is often such a restrained, gentle, subtle wine that it can get lost in a blind tasting, particularly when served side by side with more powerful Bordeaux. That was not the case in my recent tasting, as both the 1989 and 1990 vintages performed well. The 1989 is a ripe, sweet, supple wine with a deep ruby color, and an attractive nose of herbs, sweet berry fruit, and smoky tobacco. This soft, low acid, ready to drink wine should continue to evolve gracefully, offering elegant, smooth-as-silk drinking for another 12+ years.

Haut-Bailly

Commentaires du Château

Le plus sensuel des vins de Pessac-Léognan quelle que soit l’année. Tellement charmeur et séducteur que l’on imagine souvent lors des dégustations à l’aveugle que c’est un vin à dominante merlot. Il démontre admirablement ce caractère soyeux et fumé, aux notes de bois de cèdre et de fruits noirs qui fait que tant de vins de Léognan sont irrésistibles.

Histoire du Château

Le château Haut Bailly existe depuis le Moyen-âge. Si la présence de vignes sur le lieu-dit de Pujau date de 1461, ce sont successivement les familles Goyanèche et Daitze qui ont posé les bases du vignoble moderne. En 1630, à la mort de Gaillard Daitze, ses héritiers cèdent le bien du Pujau à leurs créanciers, parmi lesquels se trouve Firmin Le Bailly banquier à Paris. Ce dernier donnera son nom au Château .Le « bourdieu », nom ancien d’une exploitation viticole, connaît le succès grâce aux Bailly qui développent le vignoble à travers une politique d’achat, et d’échange de vignes, intelligente. Plusieurs propriétaires se succédèrent jusqu’à un certain Alcide Bellot des Minières qui en acquérant le domaine en 1872 imprima sa marque de manière indélébile. Ce talentueux viticulteur réorganisa le vignoble et fit construire le château que l’on peut toujours admirer de nos jours. De nombreux essais furent effectués au château, comme par exemple la pasteurisation des vins ou l’utilisation de cuivre contre la propagation du mildiou. Ce dernier mit tous ses efforts à valoriser son cru, jusqu’à hisser ses prix au niveau de ceux du fameux Haut-Brion. Ses nombreux apports scientifiques en font un personnage de légende et lui valent le surnom de «Roi des Vignerons». Cette période faste s’achève pendant l’entre-deux guerres. Les investissements nécessaires à l’entretien du vignoble sont trop élevés et les vignes sont laissées en l’état. Lorsque Daniel Sanders, négociant du Nord de la France reprend le vignoble en 1955 classé, il ne reste plus que 10 hectares de vignes plantés. Il faut noter que deux ans plus tôt, le domaine accédait au rang de « Cru Classé de Graves ». Il sera l’artisan du renouveau, redonnant au domaine sa configuration initiale. Il fait construire un nouveau chai et se fait conseiller par le célèbre professeur d’oenologie Emile Peynaud. Dès 1979, son fils Jean poursuit l’œuvre de son père et améliore, lui aussi, les outils de production.

Aujourd’hui…

Le banquier Bob Wilmers rachète le domaine 1998. Afin de ne pas briser l’élan familial du château Haut Bailly, il en confie la direction à Jean Sanders, puis à sa petite fille, Véronique. Deux ans plus tard, cette dernière se trouve seule à la tête du château. Depuis le début de sa gérance, Véronique a beaucoup œuvré pour faire connaître Haut-Bailly au delà des frontières de l’hexagone, c’est désormais 85% de la production qui est expédiée à l’export : « Nous nous efforçons d’être présents partout, sur toutes les belles places du monde : une marque ne peut faire l’impasse sur une grande capitale, la reconnaissance du vin est elle aussi devenue internationale aujourd’hui ». Arrivée il y a presque 10 ans, Véronique peut se targuer d’emmener le château vers le sommet, saluant le travail accompli par ses prédécesseurs. Avec une note Parker parfaite en 2009, le château Haut Bailly fait désormais parti d’un cercle très fermé dans l’univers des grands crus classés.